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Économie - 12 Décembre 2016

Un nouveau président à la CCI Pays de la Loire

Un nouveau président à la CCI Pays de la Loire

A l’échelon régional, comme dernièrement à la CCI Nantes St-Nazaire, un nouveau président a été élu. Si les hommes changent, la volonté des Chambres reste intacte : porter la voix des entreprises, créatrices de futur et d’emplois.

Une équipe à la tête de la CCI Pays de la Loire

 

Le 7 décembre, le Préfet des Pays de la Loire a procédé à l’installation de la CCI Pays de la Loire. Avec l’arrivée de 46 élus - 30 % de femmes et 78 % de nouveaux membres – qui ont porté Jean-François Gendron à la tête de la Chambre régionale. Un visage bien connu : ce chef d’entreprise de 59 ans, PDG de Sotec Médical, a présidé la CCI Nantes St-Nazaire de 2011 à 2016.
Après avoir félicité les femmes et hommes nouvellement élus, tant au niveau régional que local, le nouveau président a salué le travail réalisé par l’équipe précédente, sous la présidence de Bruno Hug de Larauze. Ce dernier n’avait pas souhaité briguer un autre mandat. Puis, Jean-François Gendron a précisé l’horizon vers lequel l’ensemble des élus va tendre, dans les années à venir : la construction de la CCI Pays de la Loire de demain. Avec des CCI digitales, connectées et toujours plus agiles.

Un « parlement des entreprises »


Pour le nouveau président, cette ambition se bâtit sur une conviction. « L’avenir du développement de notre région passe par ses 131 000 entreprises, affirme-t-il, aux côtés des membres du nouveau bureau. Or si beaucoup admettent ce postulat,  rares sont ceux qui acceptent de nous laisser réellement le soin de co-définir et co-conduire les actions répondant aux besoins des entrepreneurs. »
D’où deux impératifs pour la nouvelle équipe. Le premier est de faire entendre la voix de ces entreprises, à différents échelons (auprès du Conseil régional, de l’Etat en région, au niveau national…), pour faire aboutir des dossiers essentiels au développement régional. Qu’il s’agisse des infrastructures de communication, de la formation et de l’apprentissage, de la proximité avec les entreprises et plus globalement des réalités économiques. « Sur ce sujet, la CCIR et les CCI ont un rôle à tenir de parlement des entreprises », dit Jean-François Gendron. Second impératif : être l’incubateur du futur des entreprises de notre région. « Avec la TRIA, nous avons posé les fondements d’une stratégie pour moderniser notre région. Il nous appartient de l’approfondir pour la rendre plus concrète dans le quotidien des TPE, PME-PMI et de nos territoires. »

Un « hold-up » fait aux CCI


Une impulsion régionale, à laquelle la CCI Nantes St-Nazaire notamment va donner corps. « Tandis que la CCIR agit comme stratège, contractualisant et animant les politiques définies avec les autres acteurs économiques, à nous CCI territoriales revient le soin de les faire vivre. Et de les traduire en actions concrètes sur l’ensemble des territoires, au plus près des entreprises, précise Yann Trichard, président de la CCI Nantes St-Nazaire et vice-président de la CCIR.
Reste que cette mission, au fil du temps, devient un véritable défi. En cause la baisse des dotations de l’Etat, en  recul de 35 % sur 3 ans. « C’est rien de moins qu’un hold-up fait aux CCI !, s’indigne Jean-François Gendron, dont la préoccupation est partagée par le nouveau bureau. « Conséquence directe, 60 postes sont en jeu sur les Pays de la Loire. Des postes occupés par des personnes, travaillant au quotidien pour le développement économique et l’emploi du territoire », ajoute Yann Trichard. Avec la volonté de ne plus subir, tout en continuant à défendre les entreprises.